Colloque de Bamako, Mali
7 au 9 octobre 2008.
BREF APERCU
DES JOURNEES ET CONCLUSIONS
Cette rencontre internationale, qui a réuni des partenaires, acteurs et intervenants de plusieurs origines – Afrique Subsaharienne et Maghreb – , a été un espace d’échanges avec l’ambition affichée de définir des approches et méthodologies partagées sur les questions de migration et de développement dans la région en tant qu’espace de départ et de transit. Elle a aussi été l’occasion d’échanger les résultats et leçons tirés de nos activités et travaux respectifs et ainsi d’identifier les bonnes pratiques qu’il conviendrait de reproduire et diffuser.
Le journées ont été inaugurées par deux mots d’ouverture, de M. Paolo Dieci, directeur général du CISP et du représentant du Ministre des Maliens de l’extérieur.
Un premier temps a consisté à la présentation des contextes, de la problématique et des différents positionnements, avec la contribution de plusieurs intervenants institutionnels en plus des chercheurs ayant travaillé sur les profils migratoires dans la région. Une analyse des questions liées aux droits des migrants et des réfugiés politiques a pu être présentée par la contribution du UNHCR sections Maghreb et Afrique de l’Ouest.
Un deuxième temps du colloque a été consacré aux différentes réponses ou pistes de réponses apportées par les acteurs étatiques et non étatiques dans les pays. Ainsi le CIGEM, l’OIM, le Co-developpement au Mali et les associations locales ont pu parler de leurs objectifs et expériences.
Les intervenants et les participants ont pu échanger sur différentes questions comme
Les réactions et la position des autorités politiques sur les campagnes de sensibilisation,
L’impact du codéveloppement sur les activités développées par les associations sur le terrain,
Le coût des réinsertions économiques pour les familles dans les pays d’origine des migrants,
Les actions pour empêcher des quartiers entiers en Afrique de se vider,
La disponibilité de l’information concernant les opportunités dans les pays du Nord,
La question des droits et de l’accès au centre de détention par certains acteurs de la société civile,
La notion du travail de proximité,
La notion d’évaluation et de capitalisation des actions,
Le positionnement des législations vis-à -vis de la violation des droits et de la corruption policière,
Etc.
Un troisième temps fort de ces journées a été le moment dédié aux ateliers. Les participants se sont divisés en quatre groupes représentant quatre ateliers différents. Ci-dessous les quelques restitutions et recommandations les plus importantes des échanges en ateliers :
Atelier 1 : « Migrations et Développement »
Il faudrait augmenter les moyens consacrés au développement,
Donner plus d’importance au développement local,
Rester lucide : les programmes de développement ne résorbent pas la migration, même s’ils constituent l’une des solutions les plus pertinentes.
Implication plus accrue des décideurs politiques dans la conception et la mise en place des programmes de codéveloppement
Sensibiliser les migrants/diasporas notamment de la 2è et la 3è génération au développement des pays d’origine.
Atelier 2 : Travail de réseau
La pertinence de travailler en réseau est avérée
Mise en commun des expériences, valorisation du travail accompli, complémentarité, efficacité
Dans les différentes formes de collaboration, l’échange d’information est important
L’améliorer en interne et en externe
Renforcer les capacités des membres
Dans les formes de montage de réseau
Définir clairement la ou les missions
Caractères transnational d’un réseau s’occupant des migrations, sans occulter toute dimension nationale
Caractère évolutif
Atelier 3 : Droits des Migrants et des Réfugiés
L’exemple du Mali est à imiter, où il existe une commission des réfugiés pour leur protection
Dénonciation :
Maroc : loi 02/03 à caractère liberticide avec comme norme les reconduites à la frontière et l’inexistence de l’accès aux centres de rétention par la société civile
Algérie : violation des droits humains notamment lors des reconduites à la frontière
Gao et nord du Mali : mise à mal du droit à la vie où les migrants, notamment expulsés des pays d’Afrique du ord ne bénéficient d’aucune assistance pour leurs besoins vitaux, ceci entraînant des morts dans des conditions déplorables.
La forteresse Europe est ben gardée, avec négligence des « laissés pour compte » qui meurent à ses frontières
Quelques solutions :
Établir une carte ou repère géographique des l’assistance dan chaque pays
Information plus accrue destinée aux migrants
Formations des autorités policières
Réforme du mandat de certaines agences des NU
Plaidoyer plus important
Atelier 4 : Information/Sensibilisation
Déterminer clairement la cible :
Les migrants : catégoriser correctement
Autorités pour du plaidoyer
Déterminer les messages
Sur les migrations légales
Les risques
Les opportunités dans les pays
Les services sociaux de base
La santé et les services juridiques
Déterminer les outils et les moyens
Les émissions sur les médias
Le théâtre
Etc
Déterminer les acteurs
Les migrants eux-mêmes
Acteurs de la société civile
Quelques remarques générales finales émises par le participants :
Pas suffisamment débattu sur l’immigration maghrébine
Les migrations notamment irrégulières ne concerneraient que les pays nord de la méditerranée
Plaidoyer pour la constitution d’une « task-force » qui s’occuperait de la formation des sociétés civils qui s’occupent des migrants
C’est bien de parler des droits des migrants, mais il faut évoquer désormais plus souvent le devoirs des migrants
Etc.
Les journées ont été clôturées par deux mots de remerciements : un premier de M. Sandro de Luca, directeur Afrique du CISP et un second de Mme Eveline Chevalier, représentante régionale du CISP.
Les actes du colloque et d’autres communications seront publiées sur le site prochainement.